Par Kévin FERMINE
Les personnes en situation de handicap dépendent souvent d'équipements techniques coûteux et indispensables à leur autonomie. Pourtant, lorsqu'un problème survient avec ces dispositifs, les protections juridiques censées s'appliquer aux consommateurs deviennent parfois très difficiles à faire respecter — et les obstacles s'accumulent à chaque étape du parcours.
C'est l'expérience que j'ai vécue avec mon fauteuil roulant électrique. Une expérience qui dure depuis plus d'un an, et qui n'est pas terminée.
Une panne brutale après seulement un an d'utilisation
Le 22 mars 2025, alors que je circulais à environ 500 mètres de mon domicile, mon fauteuil roulant électrique s'est brusquement arrêté en pleine montée.
La situation était particulièrement préoccupante : la jauge indiquait encore 70 % de batterie lorsque, en quelques secondes, elle est tombée à 10 %. Le fauteuil s'est mis en sécurité avec un message signalant une tension très faible (< 16V). Pour rentrer chez moi, j'ai dû le redémarrer à plusieurs reprises.
Pour une personne en situation de handicap, ce type d'incident n'a rien d'anodin. Un fauteuil roulant électrique n'est pas un simple produit de consommation : c'est le principal outil de mobilité et d'autonomie.
Une panne le week-end : l’autonomie suspendue jusqu’au lundi
La panne est survenue un samedi après-midi. À partir de ce moment, aucune solution immédiate n'était possible.
Les revendeurs de matériel médical travaillent généralement du lundi au vendredi, approximativement de 9h à 18h. En dehors de ces horaires, il n'existe bien souvent aucun service d'assistance ni de dépannage. Autrement dit, lorsqu'une panne survient le week-end, une personne en situation de handicap peut se retrouver immobilisée pendant deux jours entiers, sans recours.
Posons la question autrement : accepteriez-vous de tomber en panne sur l'autoroute un samedi après-midi, en sachant que vous devrez attendre jusqu'au lundi pour qu'un dépanneur puisse intervenir ?
Dans le secteur automobile, ce scénario serait inconcevable. Des services d'assistance existent 24h/24 et 7j/7, précisément parce qu'une panne peut survenir à tout moment. Pourtant, pour les utilisateurs de fauteuils roulants électriques — qui constituent souvent leur seul moyen de déplacement — ce type d'assistance n'existe généralement pas.
La situation est d'autant plus paradoxale que ces aides à la mobilité peuvent coûter plusieurs dizaines de milliers d'euros, parfois davantage qu'un véhicule automobile.
Laisser une personne immobilisée pendant plusieurs jours à cause d'une panne ne relève pas seulement d'un problème technique ou organisationnel. C'est une question d'autonomie, de liberté de circulation et de dignité.
Une réponse surprenante du revendeur
Après avoir signalé ce dysfonctionnement à mon revendeur médical, celui-ci m'a indiqué que les batteries ne seraient garanties que six mois à un an, au motif qu'elles seraient considérées comme des consommables. Dans un courriel, il précisait que la garantie légale de conformité de deux ans ne s'appliquerait pas aux batteries, ni à certains autres éléments du fauteuil.
Cette affirmation pose une question essentielle : peut-on réellement exclure un composant essentiel du bénéfice de la garantie légale de conformité ?
L’intervention de la Direction départementale de protection des populations (DDPP)
Face à cette situation, j'ai effectué un signalement auprès de la DDPP.
Dans sa réponse officielle, l'administration a été très claire : l'exclusion de garantie pour les batteries n'est pas conforme à la réglementation. La garantie légale de conformité est d'ordre public, ce qui signifie que les professionnels ne peuvent pas y déroger unilatéralement. Un vendeur ne peut pas décider seul que certains éléments d'un produit vendu au consommateur seraient exclus de la garantie légale.
La DDPP a également indiqué que le contrôle de ces pratiques était en cours, et que la situation ferait désormais l'objet d'un examen par les services de la DGCCRF.
Un problème finalement reconnu… après de nombreuses démarches
Après plusieurs relances, le revendeur a finalement procédé à des tests techniques sur les batteries, révélant des anomalies dans leur capacité réelle. Les batteries ont été remplacées sous garantie — mais seulement après de longues démarches et de nombreux échanges avec le revendeur et le fabricant.
Cette situation pose une question simple : combien de consommateurs abandonnent avant d'obtenir gain de cause ?
Un système verrouillé pour les consommateurs en situation de handicap
Cette expérience a également mis en lumière un autre problème structurel : la difficulté pour les utilisateurs de dialoguer directement avec les fabricants.
Lorsque j'ai tenté de contacter le fabricant, celui-ci m'a renvoyé vers le revendeur. Et le revendeur m'a reproché d'avoir tenté de contacter le fabricant. Le consommateur se retrouve ainsi pris en étau entre plusieurs acteurs, sans véritable interlocuteur responsable.
Des équipements essentiels vendus comme des options
D'autres pratiques commerciales posent également question.
Sur de nombreux fauteuils roulants électriques, les phares ne sont pas inclus de série : ils sont proposés comme une option, pour un coût qui peut dépasser 300 €. Pourtant, ces équipements contribuent directement à la sécurité des déplacements, notamment en extérieur ou en conditions de faible visibilité. Dans le secteur automobile, personne n'imaginerait vendre une voiture sans phares en présentant cela comme un accessoire facultatif. Dans le domaine des aides à la mobilité, cette pratique semble pourtant banalisée.
Un autre épisode illustre bien ces dysfonctionnements. La membrane en caoutchouc du manipulateur de commande de mon fauteuil s'est progressivement décollée, rendant l'utilisation des boutons très difficile. Mon revendeur m'a d'abord indiqué que cette membrane ne se vendait pas en pièce détachée et qu'il fallait remplacer l'intégralité du manipulateur, pour environ 1 300 €. Plusieurs autres revendeurs ont confirmé cette version.
J'ai pourtant insisté et poursuivi mes recherches. Il m'a finalement été indiqué que la pièce existait bien en pièce détachée, pour environ 32 €.
Comment expliquer qu'un utilisateur se voie proposer le remplacement complet d'un équipement à plus de 1 300 €, alors qu'une pièce permettant de résoudre le problème existe pour quelques dizaines d'euros ?
Un manque de transparence sur les prix dans le secteur des aides techniques
D'autres expériences m'ont conduit à m'interroger sur la transparence des prix dans ce secteur.
À une autre occasion, lors d'un remplacement de batteries, mon revendeur médical m'a proposé un kit au prix d'environ 1 300 € TTC, hors main-d'œuvre. En effectuant mes propres recherches, j'ai constaté que ce même kit était affiché à 860 € TTC sur le site du fabricant. Et qu'il était possible d'acquérir des batteries équivalentes auprès d'un revendeur généraliste spécialisé pour environ 560 € — soit moins de la moitié du tarif proposé par le revendeur médical.
Les fabricants ne permettant généralement pas la vente directe aux utilisateurs, ces derniers sont souvent contraints de passer par des réseaux spécialisés, aux tarifs nettement plus élevés. Dans ces conditions, la transparence des prix et la possibilité de comparer les offres devraient constituer une exigence minimale.
Une nouvelle difficulté : le remboursement du forfait réparation
Cette situation a entraîné une complication supplémentaire. Après avoir acheté les batteries auprès d'un fournisseur généraliste à un prix bien inférieur, j'ai dû engager de nouvelles démarches auprès de l'Assurance maladie, qui refusait initialement de m'accorder le forfait réparation au motif que les batteries n'avaient pas été achetées auprès du revendeur agréé.
Le consommateur se retrouve face à un dilemme : soit accepter les prix élevés du réseau spécialisé, soit chercher une solution plus économique, mais risquer ensuite de ne pas obtenir la prise en charge des réparations.
Après de nombreux échanges avec les services du ministère chargé du handicap, une solution a finalement été trouvée : la constitution d'un dossier de fonds extra-social, permettant d'examiner ma situation au cas par cas. Ce dispositif, méconnu, peut apporter une aide financière lorsque les règles classiques de prise en charge ne permettent pas de répondre à la difficulté rencontrée par un assuré.
Cette issue est positive dans mon cas — mais elle illustre aussi la complexité du parcours pour faire valoir ses droits. Entre les échanges avec le revendeur, les démarches auprès de l'Assurance maladie et les contacts avec les services de l'État, la charge administrative est considérable.
Combien de personnes renoncent face à cette complexité ?
De nouvelles difficultés en mars 2026
Il y a une quinzaine de jours, j'ai contacté le fabricant pour lui signaler de nouveaux problèmes affectant les batteries — pourtant remplacées moins d'un an auparavant, dans le cadre de la garantie.
Et, une fois encore, rebelote.
La réponse apportée a de quoi interroger : le remplacement effectué en mai 2025 n'aurait pas été correctement enregistré dans leur base de données, ce qui empêcherait aujourd'hui toute analyse fiable de la situation. Autrement dit, une intervention sous garantie aurait bien eu lieu — mais sans traçabilité exploitable. Et c'est à moi, utilisateur final, d'en subir les conséquences.
J'ai recontacté le revendeur intervenu l'an dernier pour demander des explications et un compte rendu écrit de l'intervention réalisée. À ce jour, je suis dans l'attente de sa réponse.
En parallèle, j'ai contacté d'autres revendeurs. Les réponses ont été révélatrices : obligation de passer par le revendeur initial, refus d'intervention, et surtout affirmation répétée selon laquelle les batteries seraient des "pièces d'usure" exclues de la garantie légale de conformité de deux ans.
Cette analyse est juridiquement erronée. Les batteries ne sont pas un accessoire secondaire : elles sont un élément essentiel au fonctionnement du fauteuil. Sans elles, il est inutilisable. À ce titre, elles relèvent pleinement de la garantie légale de conformité.
Je me retrouve donc aujourd'hui face à une situation préoccupante : un fabricant qui invoque un défaut interne de traçabilité, un revendeur initial qui ne répond pas, d'autres professionnels qui refusent d'intervenir. Pendant ce temps, c'est l'utilisateur — en situation de handicap — qui doit gérer seul les conséquences.
Une responsabilité introuvable
Cette situation révèle un problème structurel que je n'avais pas pleinement mesuré au départ.
Les batteries sont des composants directement issus du fabricant. C'est lui qui en définit les spécifications, les politiques de garantie, et les préconisations techniques. Le revendeur, de son côté, applique ces directives sans marge de manœuvre réelle sur le choix des composants.
Pourtant, c'est sur ce revendeur que repose l'intégralité de la prise en charge face au consommateur. Il se retrouve ainsi en première ligne pour des dysfonctionnements qu'il ne maîtrise pas, sur des produits qu'il n'a pas conçus.
Le résultat, pour l'utilisateur final, est une lisibilité des responsabilités quasi nulle. On ne sait pas clairement qui est responsable de quoi. Et dans ce flou, c'est toujours le consommateur qui absorbe les conséquences.
Ce n'est pas une critique du revendeur en tant que tel. C'est une critique d'un système qui organise cette opacité — et qui, dans un secteur où les équipements concernés sont essentiels à l'autonomie des personnes, devrait au contraire garantir une transparence et une traçabilité irréprochables.
Une demande simple… qui dérange
Récemment, j'ai contacté un revendeur afin de réaliser un test de capacité des batteries de mon fauteuil roulant électrique — à la demande du fabricant, suite à de nouveaux dysfonctionnements.
Lors de cet échange téléphonique, il m'a été indiqué que la société n'intervenait pas sur les fauteuils qu'elle n'avait pas vendus elle-même.
Face à cette position, j'ai simplement demandé une confirmation par écrit.
C'est à ce moment-là que la situation a changé.
Mon interlocuteur a semblé surpris — presque déstabilisé — par cette demande pourtant ordinaire. La conversation s'est figée. Comme si mettre une position par écrit posait, en soi, un problème.
À l'heure où j'écris ces lignes, je n'ai toujours reçu aucun retour. Et, au vu de la réaction observée, je ne suis pas certain d'en recevoir un.
Tu nous as mis dans la merde
Mais au-delà des dysfonctionnements techniques, un autre élément est venu confirmer que le problème dépasse largement ma situation individuelle.
Lors d'un échange avec mon revendeur, à qui je demandais quelle démarche adopter face aux nouvelles défaillances de mes batteries — moins d'un an après leur remplacement — la réponse a été immédiate et sans détour :
« Il faut que tu arrêtes d'écrire. Tu nous as mis dans la merde. Maintenant, on a la DDPP sur le dos depuis un an, avec des contrôles réguliers. »
Avant d'ajouter : « D'autant plus que notre société n'est pourtant pas l'une des moins mauvaises du secteur. »
Une telle réponse appelle plusieurs remarques.
La première : un consommateur qui exerce ses droits n'a pas à être dissuadé de le faire. Les contrôles administratifs ne sont pas une conséquence fâcheuse du comportement d'un client — ils existent précisément pour vérifier que la réglementation est respectée. Si des contrôles ont lieu, et s'ils sont amenés à se répéter, ce n'est pas du fait des consommateurs — c'est parce qu'il existe des raisons objectives de les conduire.
La seconde, peut-être plus révélatrice encore : se prévaloir d'être "l'un des moins mauvais" du secteur ne constitue pas une défense. C'est, au contraire, un aveu — celui que les manquements que j'ai documentés ne sont pas des cas isolés, mais le reflet d'un fonctionnement généralisé.
Dans un État de droit, respecter ses obligations légales n'est pas un mérite. C'est une exigence minimale.
Une vitrine soignée, un suivi défaillant
Ce constat fait écho à une impression plus large : celle d'un secteur qui consacre une énergie considérable à se rendre visible — notamment à travers des salons dédiés au handicap et à la mobilité — mais qui peine, en parallèle, à garantir un service après-vente à la hauteur des enjeux.
Cette impression s'est d'ailleurs trouvée confirmée de manière très concrète. À l'occasion d'un salon organisé dans ma commune, plusieurs revendeurs que j'ai contactés m'ont indiqué qu'il ne fallait pas espérer de réponse rapide à mes demandes, l'ensemble de leurs équipes étant mobilisé sur cet événement.
Être présent, exposer, convaincre, vendre : tout cela semble parfaitement structuré. Mais lorsqu'il s'agit d'assurer le suivi, de répondre aux difficultés des utilisateurs, ou simplement de garantir la continuité d'usage d'équipements essentiels, les délais s'allongent, les réponses se raréfient, et les responsabilités deviennent plus diffuses.
Ce décalage interroge. Car pour les personnes concernées, ces équipements ne relèvent pas du confort ou du loisir — ils conditionnent directement l'autonomie, les déplacements, et la possibilité de mener une vie quotidienne.
Des démarches en cours… et à venir
J'ai de nouveau saisi le fabricant afin d'obtenir des explications claires et conformes au droit. À défaut de réponse satisfaisante dans un délai raisonnable, je me réserve la possibilité de saisir la DGCCRF ainsi qu'un médiateur de la consommation.
Et s'il le faut, j'irai plus loin.
Parce qu'au-delà de mon cas personnel, il devient nécessaire que ces pratiques soient tranchées. Si une procédure judiciaire permet d'établir clairement les obligations des fabricants et des revendeurs — et de créer une jurisprudence utile à d'autres —, alors je l'engagerai.
Mise à jour — 25 mars 2026
Le 25 mars 2026, soit le lendemain de l'envoi de mon courriel, le revendeur a répondu. Il a transmis le rapport du test de batterie réalisé le 17 avril 2025 et proposé de récupérer mon fauteuil le lundi 30 mars afin de procéder à un nouveau test de capacité — avec prêt d'un fauteuil roulant électrique pendant la durée d'immobilisation.
Ces éléments seront transmis au fabricant Permobil à l'issue du test.
Je prends acte de cette réponse et de cette proposition, et j'espère qu'elles marqueront le début d'une résolution concrète. La suite sera communiquée ici.
Mise à jour — 26 mars 2026 : Salon Autonomic
Je me suis rendu au salon Autonomic afin d'échanger directement avec le fabricant de mon fauteuil roulant électrique, suite aux nouveaux dysfonctionnements des batteries — pourtant remplacées il y a moins d'un an dans le cadre de la garantie.
Sur place, un technicien du fabricant a procédé à un diagnostic complet en se connectant directement à mon fauteuil via leur logiciel.
Résultat officiel : aucune anomalie détectée. L'état des batteries serait optimal.
Pourtant, dans le même temps, plusieurs éléments viennent sérieusement nuancer cette conclusion. Le technicien a constaté que le remplacement des batteries en mai 2025 n'avait jamais été enregistré par le revendeur. Il a également identifié un défaut de mise à jour logicielle sur mon fauteuil — absence qui pourrait, selon ses propres termes, impacter directement les performances des batteries en bridant leur capacité.
Autrement dit : officiellement, tout fonctionne. Officieusement, plusieurs anomalies existent.
Des explications qui interrogent
Le plus préoccupant reste certaines explications avancées pour justifier les dysfonctionnements. Selon le technicien, les problèmes pourraient venir du fait que je monte trop de pentes, ou que mon environnement serait trop exigeant.
Autrement dit : l'usage normal du fauteuil deviendrait la cause du dysfonctionnement.
Cette logique pose une question fondamentale. Un fauteuil roulant électrique n'est pas un objet de confort — c'est un outil de mobilité essentiel, conçu pour être adapté à l'environnement réel de son utilisateur. Retourner cette évidence contre l'utilisateur lui-même constitue, à mon sens, une forme de validation implicite que le produit ne répond pas à l'usage pour lequel il a été vendu.
Un système où chacun se défausse
Une fois encore, la situation est la même : le fabricant renvoie vers le revendeur, le revendeur renvoie vers le fabricant. Et au milieu, le consommateur — en situation de handicap, dépendant de son matériel pour vivre — se retrouve seul à gérer les conséquences.
Cette organisation produit une zone grise de responsabilité dans laquelle personne n'assume réellement. Elle révèle, au-delà de mon cas personnel, un problème structurel : traçabilité défaillante, suivi technique incohérent, mises à jour non effectuées, et dilution méthodique des responsabilités entre fabricant et revendeur.
Ce que je vis n'est pas un simple problème technique. C'est le symptôme d'un système dans lequel les obligations sont floues, les responsabilités diluées, et les conséquences reposent toujours sur la même personne.
Mise à jour — 27 mars 2026 : une nouvelle panne
La situation s'est brutalement aggravée le 27 mars 2026, dans l'après-midi.
Aux alentours de 18h, alors que j'avais parcouru un peu plus de 10 kilomètres — après une recharge complète effectuée durant toute la nuit précédente —, mon fauteuil s'est arrêté brutalement, avec affichage d'un message d'erreur. Dans le même temps, l'application MyPermobil indiquait encore un niveau de charge d'environ 74 %.
Le journal d'événements de l'application consigne l'alerte suivante : "Low Battery – Very Low Battery Voltage (<16V)".
Le comportement observé sur le manipulateur du fauteuil est particulièrement préoccupant : la jauge est passée successivement de 100 % à 90 %, puis 80 %, 70 %, 60 %, 50 %, 40 % et jusqu'à 30 % en un laps de temps très court — ce que l'on pourrait qualifier d'effet "yoyo" —, jusqu'à l'arrêt complet du fauteuil. Dans le même temps, l'application MyPermobil continuait d'afficher un niveau fixe d'environ 74 %, créant une incohérence totale entre les deux sources d'information censées renseigner l'utilisateur sur l'état réel de son équipement.
J'ai également constaté une baisse rapide de l'autonomie à partir d'environ 70 %, et une perte de puissance perceptible autour de 40 à 50 %. L'utilisation des vérins et fonctions d'élévation reste limitée et ne peut en aucun cas expliquer ce comportement.
Au-delà de la dimension technique, cette situation soulève une question de sécurité directe : un fauteuil roulant électrique qui s'arrête brutalement en cours de déplacement, sans avertissement fiable et lisible, ne peut pas être utilisé dans des conditions normales. En l'état, il m'est impossible de m'éloigner sereinement de mon domicile avec une jauge aussi instable, après seulement une dizaine de kilomètres parcourus, alors que l'autonomie annoncée est de 30 à 40 km.
J'ai documenté l'incident — notamment par vidéo — et en ai informé sans délai le fabricant et le revendeur.
la réponse du fabricant
Ce même jour, à 17h30 — soit avant même que je signale la panne du soir —, j'ai reçu une réponse du support technique de Permobil, en réponse à ma demande de test de capacité du 24 mars.
Cette réponse mérite d'être examinée attentivement, car elle illustre précisément le décalage persistant entre l'analyse du fabricant et la réalité de l'usage.
Le fabricant indique que l'état de santé (SoH) des batteries serait de 90 %, ce qui signifierait qu'elles sont en parfait état. Il s'appuie pour cela sur des données d'utilisation couvrant les six derniers mois, et propose plusieurs exemples de journées pour démontrer que l'autonomie serait presque toujours supérieure à 30 km — atteignant parfois près de 40 km.
Cette démonstration appelle plusieurs observations.
D'abord, les calculs avancés sont de nature théorique et extrapolée. Ils consistent à mesurer la distance parcourue pour un certain pourcentage de batterie consommé, puis à projeter ce résultat sur 100 % de capacité. Cette méthode présuppose une linéarité des performances qui, précisément, n'est pas observée dans la réalité : les batteries au plomb-acide — technologie utilisée par Permobil — présentent des variations de tension importantes selon l'effort demandé, rendant toute extrapolation linéaire particulièrement fragile.
Ensuite, et surtout : ces projections ne correspondent pas au comportement constaté le 27 mars 2026. Une panne survenue après 10 km, avec 74 % de charge affichée et une recharge complète effectuée la nuit précédente, ne peut pas se réduire à une question de "conditions de terrain" ou de vitesse de montée. Ce n'est pas de la théorie : c'est un arrêt brutal, documenté, survenu en conditions réelles d'utilisation.
Par ailleurs, la réponse du fabricant contient un conseil qui mérite d'être relevé : il recommande, pour les longs trajets incluant des montées, de réduire la vitesse maximale et de la compenser dans les descentes. Cette suggestion — qui revient à adapter son comportement de déplacement aux limites du matériel — confirme ce que j'ai déjà souligné au salon Autonomic : lorsque l'usage normal devient la cause invoquée du dysfonctionnement, c'est que le produit ne répond pas aux conditions d'utilisation pour lesquelles il a été conçu et vendu.
Enfin, le fabricant indique que les fluctuations de la jauge sur le manipulateur sont normales, liées à la technologie des batteries au plomb, et que le niveau "remonte" dès l'arrêt du fauteuil. Cette explication ne répond pas à la réalité observée : lorsque la jauge descend sous un certain seuil, la chute est rapide, instable, et irréversible dans les conditions d'usage. Ce n'est pas un phénomène temporaire — c'est un arrêt
Ces nouveaux éléments ont été transmis le 28 mars 2026 à la Commission des pétitions du Parlement européen, dans le cadre de la pétition n° 0560/2025, actuellement ouverte à soutien.
À un moment, il faut poser les mots clairement.
On m'explique que mon fauteuil roulant électrique peut s'arrêter après environ 10 kilomètres — alors qu'il est annoncé pour 30 à 40 km d'autonomie. Et que ce serait normal. Que cela dépend du terrain. Que je devrais adapter mon utilisation. On me conseille même de partir avec une batterie chargée à 100 %... pour faire 10 km. C'est exactement ce que je fais tous les jours. Et pourtant : la batterie se décharge rapidement, la jauge devient instable, et le fauteuil peut s'arrêter brutalement.
Alors posons une question simple.
Est-ce qu'un automobiliste accepterait qu'une voiture annoncée pour 600 km d'autonomie n'en fasse en réalité que 150 ? Est-ce qu'on lui dirait que le problème vient de sa façon de conduire ? Ou que les routes sont trop "réelles" ?
Personne n'accepterait cela. Et pourtant, c'est précisément ce qu'on me demande d'accepter.
Ce n'est pas l'utilisateur qui est en cause. C'est l'écart entre les performances annoncées et la réalité — un écart qui, dans le cas d'un fauteuil roulant électrique, ne relève pas du simple désagrément. C'est une question d'autonomie. C'est une question de sécurité. C'est une question de dignité.
Qui accepterait cela ?
Car ce qui est en jeu ici dépasse mon cas personnel. Il s'agit de savoir si les consommateurs en situation de handicap bénéficient, dans les faits, d'un niveau de protection suffisant face à des équipements dont ils dépendent entièrement — et si les informations qui leur sont communiquées sur les performances de ces équipements reflètent la réalité de l'usage.
Mise à jour — 30 mars et 1er avril 2026 : les résultats du test de capacité
Le 30 mars 2026, le revendeur a réalisé le test de capacité des batteries de mon fauteuil roulant électrique, dont la tenue avait été annoncée dans la mise à jour précédente.
Le rapport officiel, transmis par courriel le 1er avril 2026, fait apparaître les résultats suivants :
- première batterie : 37,5 % de capacité résiduelle — mention littérale du logiciel : "Failed" ;
- seconde batterie : 13,6 % de capacité résiduelle — mention littérale du logiciel : "Test is incomplete".
Ces résultats ont été communiqués sans interprétation ni conclusion rédigée de la part du professionnel. Le rapport contient les chiffres. Le reste n'a été dit qu'oralement.
J'ai donc, dans la foulée de notre échange téléphonique, adressé un courriel à le responsable SAV du revendeur afin d'acter par écrit ce qui m'avait été indiqué verbalement : que ces valeurs traduisent une défaillance des batteries, que celles-ci ont été remplacées en mai 2025 — soit il y a moins d'un an —, et qu'une capacité attendue pour ce type d'équipement devrait se situer a minima entre 50 % et 60 %. J'ai demandé confirmation écrite de ces éléments.
Ce réflexe mérite d'être explicité, car il n'a rien d'anodin. Dans un litige de cette nature, ce qui n'est pas écrit n'existe pas. Un technicien peut reconnaître oralement une défaillance, puis disparaître derrière un rapport muet. Mettre par écrit — immédiatement, précisément — ce qui a été dit de vive voix, c'est transformer une confidence en pièce opposable. C'est une règle simple, que tout consommateur devrait appliquer.
Ces résultats sont cohérents avec ce que j'ai documenté en conditions réelles : une autonomie limitée à une dizaine de kilomètres, des pertes de puissance progressives, et des arrêts brutaux sans avertissement préalable — alors que l'autonomie annoncée est de 30 à 40 km.
Ils viennent surtout contredire frontalement l'analyse transmise par le fabricant, le 27 mars, selon laquelle l'état de santé des batteries serait de 90 % et leurs performances globalement satisfaisantes. Entre 90 % annoncés par le fabricant et 13,6 % mesurés par le revendeur, l'écart ne relève pas de la nuance technique. Il appelle une explication.
Des batteries remplacées sous garantie il y a moins d'un an, aujourd'hui à 37,5 % et 13,6 % de leur capacité nominale. Le logiciel de test lui-même qualifie la première de "Failed". Ce mot, dans un rapport officiel, a le mérite de la clarté.
Le revendeur a indiqué qu'une réclamation avait été transmise au fabricant, et qu'un retour était attendu. À ce jour, je suis dans l'attente de la confirmation écrite des éléments qui m'ont été communiqués oralement, ainsi que la réponse du fabricant.
le fabricant refuse la garantie
Le revendeur m'a rappelé
La réponse de Permobil est tombée : le fabricant refuse de prendre en charge les batteries sous garantie.
Face à cette position, le revendeur a pris une décision que je prends acte : il assumera lui-même la prise en charge des batteries sous garantie, et se retournera ensuite contre le fabricant.
Je m'arrête un instant sur ce que cela signifie.
D'un côté, Permobil — le fabricant — refuse de garantir des batteries défaillantes, remplacées il y a moins d'un an, dont le test officiel fait apparaître une capacité de 37,5 % et 13,6 %, avec les mentions "Failed" et "Test is incomplete" dans le rapport du logiciel de test. De l'autre, le revendeur — qui n'a pas conçu ces batteries, qui ne les a pas fabriquées, qui n'en définit pas les spécifications — choisit d'assumer ce que le fabricant refuse.
Ce n'est pas un simple épilogue technique. C'est la confirmation, par les actes, de ce que cet article documente depuis le début : un système dans lequel les responsabilités sont organisées pour que celui qui en a le moins soit celui qui absorbe les conséquences — et pour que celui qui en a le plus puisse s'en exonérer.
Le refus de Permobil est désormais une position explicite. Ce n'est plus un flou, un renvoi, une zone grise. C'est un refus. Sur des batteries défaillantes. Remplacées sous garantie il y a moins d'un an. Dont la défaillance est objectivée par un test officiel.
J'ai demandé une confirmation écrite de ces éléments à Accord Médical.
Ces nouveaux développements seront transmis à la DGCCRF, au médiateur de la consommation, et à la Commission des pétitions du Parlement européen dans le cadre de la pétition n° 0560/2025.
Mise à jour — 3 avril 2026 : la réponse écrite du fabricant et le signalement déposé
Le 3 avril 2026, le fabricant a apporté une réponse écrite à mon courrier du 2 avril. Cette réponse mérite d'être examinée attentivement, car elle confirme plusieurs éléments essentiels — tout en maintenant une position juridiquement contestable.
Ce que le fabricant reconnaît
Le fabricant confirme explicitement le remplacement des batteries au printemps 2025, intervenu dans le cadre de la garantie initiale. Il admet également que ce remplacement n'a pas été correctement enregistré dans son logiciel interne — une défaillance de traçabilité qui lui est propre, et dont je n'ai pas à subir les conséquences.
Une position juridiquement contestable
Sur le fond, le fabricant maintient que les batteries remplacées au printemps 2025 seraient désormais des "pièces d'usure", couvertes par une garantie de six mois seulement lorsqu'elles sont remplacées sur devis. Cette position est la même que celle qu'avait déjà adoptée mon revendeur lors du premier épisode — et que la Direction départementale de protection des populations avait alors explicitement qualifiée de non conforme à la réglementation. La garantie légale de conformité de deux ans est d'ordre public : aucun professionnel ne peut y déroger unilatéralement, quelle que soit la nature de la pièce concernée.
Par ailleurs, le fabricant tente de faire peser sur moi une part de responsabilité, en indiquant que les difficultés rencontrées auraient été "précédées de messages indiquant que le niveau de charge devenait faible" — sous-entendant que j'aurais poursuivi mon utilisation malgré ces alertes. Cette affirmation est en contradiction directe avec ce que j'ai documenté : lors de la panne du 27 mars 2026, l'application du fabricant affichait encore un niveau de charge d'environ 74 %. Ce n'est pas un utilisateur qui ignore les alertes — c'est un système d'information défaillant, incapable de refléter l'état réel des batteries.
Enfin, le fabricant me renvoie vers mon distributeur pour "la suite du traitement du dossier" — reproduisant exactement le mécanisme de dilution des responsabilités que cet article documente depuis le début.
Un signalement déposé
Face à cette position, j'ai déposé le même jour un signalement formel via SignalConso, la plateforme officielle de la répression des fraudes. Ce signalement documente l'ensemble des manquements constatés : la contradiction entre l'évaluation à distance du fabricant (90 % de santé annoncés) et les résultats du test réalisé en conditions réelles (37,5 % et 13,6 % de capacité résiduelle, avec les mentions "Failed" et "Test is incomplete") ; le refus de prise en charge sous garantie malgré ces résultats ; et l'écart manifeste entre l'autonomie annoncée à la commercialisation et les conditions d'utilisation réelles.
Le fabricant dispose désormais d'un délai de deux mois pour consulter ce signalement. En parallèle, les enquêteurs de la répression des fraudes en ont été informés indépendamment.
Ce signalement s'ajoute aux démarches déjà engagées : courrier adressé à la DGCCRF, saisine du médiateur de la consommation, et transmission à la Commission des pétitions du Parlement européen dans le cadre de la pétition n° 0560/2025.
La réponse écrite du fabricant du 3 avril 2026 constitue désormais une pièce opposable. Elle confirme par écrit une position que je conteste — et que les autorités compétentes auront à apprécier.
La suite sera communiquée ici.
L’usage, entre certitudes affichées et contradictions persistantes
Il existe, dans toute expérience d’usage, des questions qui semblent simples au premier abord, presque évidentes, et qui devraient appeler des réponses claires, stables, partagées — des réponses sur lesquelles chacun pourrait s’accorder sans hésitation.
La question de la recharge des batteries d’un fauteuil roulant électrique en fait partie.
Faut-il recharger son fauteuil tous les jours, de manière systématique, afin de préserver la capacité des batteries, ou au contraire attendre qu’elles soient partiellement déchargées pour éviter de les solliciter inutilement ?
Une question technique, en apparence.
Une question qui, dans un secteur structuré, devrait trouver une réponse univoque.
Et pourtant, il n’en est rien.
Au fil de mes échanges, et plus encore lors du salon Autonomic où j’ai pu interroger directement de nombreux fabricants, revendeurs et techniciens, une réalité s’est progressivement imposée : celle d’une absence totale de consensus, d’un éclatement des recommandations, d’une multiplicité de discours qui, loin de se compléter, se contredisent parfois frontalement.
Chacun avance sa propre analyse, chacun défend sa propre logique, chacun affirme détenir la “bonne” manière de faire — mais aucune ligne claire ne se dégage, aucune position ne s’impose comme référence commune.
Ainsi, une question pourtant essentielle à l’usage quotidien d’un équipement indispensable à l’autonomie se transforme en une zone d’incertitude permanente, où l’utilisateur se retrouve contraint de naviguer entre des avis divergents, sans jamais pouvoir s’appuyer sur une réponse fiable et stabilisée.
Car derrière cette apparente banalité se jouent en réalité des enjeux bien plus concrets qu’il n’y paraît.
La manière de recharger son fauteuil n’est pas neutre : elle peut influencer la durée de vie des batteries, leur performance réelle, mais aussi — et c’est peut-être le point le plus préoccupant — la manière dont sera interprétée, demain, une éventuelle défaillance.
Car lorsque les discours divergent, lorsque les recommandations ne sont pas harmonisées, une question se pose inévitablement :
sur quelle base l’usage de l’utilisateur sera-t-il évalué ?
Et, plus encore, dans quelle mesure ces contradictions pourraient-elles être utilisées pour faire peser sur lui une part de responsabilité ?
Face à cette situation, j’ai fait le choix de me raccrocher à ce qui, en théorie, devrait constituer un point fixe dans cet ensemble mouvant : le manuel d’utilisation de mon fauteuil roulant électrique.
Non pas parce qu’il apporterait une réponse définitive à toutes les situations, mais parce qu’il représente, au moins en apparence, une source officielle, formalisée, opposable — un repère dans un environnement où les repères font défaut.
Mais cette solution, en elle-même, ne suffit pas à dissiper le malaise.
Car une question demeure, et elle dépasse largement le cadre de mon expérience personnelle :
Comment peut-on exiger d’un utilisateur qu’il adopte un usage conforme, rigoureux, irréprochable, lorsque les professionnels eux-mêmes — fabricants, revendeurs, techniciens — ne tiennent pas un discours cohérent sur les pratiques à adopter ?
Comment, dans ces conditions, définir ce qu’est un “bon usage” ?
À force d’entendre des recommandations contradictoires,
ce n’est plus seulement l’usage qui devient incertain —
c’est la responsabilité elle-même qui se dilue, jusqu’à devenir insaisissable.
Un système organisé contre le consommateur
Ce que j'ai vécu avec mon propre revendeur et le fabricant de mon fauteuil ne constitue pas un cas isolé. Pour m'en assurer, j'ai profité de ma présence au salon Autonomic pour interroger directement une vingtaine de revendeurs et de fabricants.
La réponse a été quasi unanime : les batteries sont considérées comme des pièces d'usure et, à ce titre, ne relèvent pas de la garantie légale de conformité de deux ans.
Sur l'ensemble des acteurs consultés, deux fabricants seulement m'ont indiqué appliquer une garantie de deux ans sur les batteries. Les autres ont maintenu leur position — y compris lorsque je leur ai rappelé que cette interprétation n'est pas conforme à la loi.
Car c'est là que le problème devient particulièrement préoccupant : informés de cette non-conformité, la plupart ne m'ont tout simplement pas pris au sérieux.
Ce n'est pas un dysfonctionnement isolé. C'est une pratique sectorielle, généralisée, assumée — et illégale.
Le mécanisme est rodé : le fabricant renvoie vers le revendeur, le revendeur renvoie vers le fabricant. Chacun sert de paratonnerre à l'autre. Et dans cette zone grise organisée, le consommateur — en situation de handicap, dépendant de son équipement pour vivre — se retrouve systématiquement lésé.
Un système dans lequel tout le monde se protège, sauf celui qui en a le plus besoin.
Une ligne rouge
Il est inacceptable que des dysfonctionnements, des manquements ou des refus d'intervention puissent être opposés à ceux qui dépendent directement de ces équipements pour vivre au quotidien.
Les personnes en situation de handicap ne sont pas un marché captif. Elles ne sont pas dépendantes au point d'accepter n'importe quoi. Et elles ne sont pas là pour absorber les défaillances d'un système qui refuse de se remettre en question.
Dans le secteur des aides techniques, les équipements sont extrêmement coûteux, les utilisateurs en sont totalement dépendants, et les circuits de distribution restent souvent peu transparents. Pourtant, ces équipements conditionnent directement l'exercice de droits fondamentaux : la liberté d'aller et venir, l'autonomie, la participation à la vie sociale.
Lorsqu'un fauteuil roulant tombe en panne ou que les garanties ne sont pas respectées, ce n'est pas seulement un problème technique ou commercial.
C'est une question de droits, d'égalité et de dignité.
Et parfois, il faut aussi le dire simplement : la vie est très fatigante.
Parce que derrière tout ça, il y a toujours la même réalité : un nouveau combat. Et la sensation que cela ne se termine jamais.
Cet article sera mis à jour au fil des développements.
Article mis à jour du 26 mars 2026
© Kévin FERMINE – Mars 2026 - Tous droits réservés.
Réf. article : B-SH-2026-014
Ajouter un commentaire
Commentaires